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Journal | Mars 2021

 
  • samedi 6,
Fin d'automne
Fin d’automne

Fin d’automne, film de Yasujirō Ozu, 1960

Entre traditions et modernité, les « différences de point de vue » entre un groupe d’hommes de la bonne société japonaise très actifs dans leurs projets de vouloir vite remarier la veuve d’un ami récemment décédé (et sa fille tant qu’on y est), et les intéressées elles-mêmes, qui n’en ont pas spécifiquement envie... Dit comme ça, d’un point de vue occidental des années 2020, les choses peuvent paraître simples. Et pourtant...
En effet, j’ai vraiment eu l’impression qu’il me manquait des clés culturelles pour comprendre toute la profondeur du film et certains passages m’ont mise profondément mal à l’aise. On comprend bien que ces amis agissent de leur point de vue en protecteurs, la vie seul étant considérée comme beaucoup plus difficile que la vie en couple, affectivement, logistiquement ou financièrement. Mais déjà là, côté éthique d’une spectatrice — un peu libertaire sur les bords — occidentale 60 ans après la sortie du film, ça coince. C’est aussi l’occasion de se rappeler à quel point la société a pu changer en 60 ans (et continue ! =) ), aussi en bien. Comme toi tout n’est pas toujours tout noir, « c’était mieux avant » toussa toussa... ça laisse quand même de l’espoir pour l’avenir.
Puis il faut reconnaître que la valorisation des mariages arrangés n’est pas trop au goût du jour.
Ensuite, j’ai été assez désappointée par les revirements de la fille qui veut pas, qui veut... et finalement on ne sait pas, en tous cas moi je n’ai pas réussi à comprendre si sa résolution relevait d’un réel désir ou d’une décision par défaut ou convention. Le mot est lâché, c’est peut-être ça qui m’a dérangée en fait : le poids des conventions... qui peut gâcher tellement de vies.
Quoi qu’il en soit, un film tout en demi-teintes, très réussi, déstabilisant de mon point de vue, mais qui propose à la fois une étude historico-sociologique si l’on veut assez passionnante, et aborde la question toujours d’actualité des mariages arrangés par une analyse non binaire (dans la cadre de structures sociales japonaises des années 60, il me semble important tout de même d’insister sur la remise en contexte).

 

 
  • dimanche 7,
Numéro 9
Numéro 9

Numéro 9, film de Shane Acker, 2009

Chouette film plein de poésie. J’ai passé un moment très agréable mais je reconnais qu’il n’en restera probablement pas grand chose d’ici quelques temps... Pas marquant, mais vaut le visionnage tout de même.

 

 
  • samedi 13,
The Wire
The Wire

The Wire (Sur Écoute), série de David Simon, 2002-2007

Après avoir plusieurs fois du mal à rentrer dedans...
Saison 1 check.
Saison 2 check.
Saison 3... check.
Début des années 2000, Baltimore, ses trafiquants, ses flics, ses politiciens, ses dockers, ses syndicats, mafieux en tous genres, simples habitants... Ce qui m’a rebuté au début : le réalisme de cette série. On dirait du Wiseman. Que j’adore ! vous l’aurez compris ;) mais concernant la fiction, j’avoue préférer un peu d’abstraction, de symbolisme, de place pour les inférences et l’imagination... or ici tout est dit, montré, suggéré, pour moi déroutant. Fiction documentaire donc... Mais sur quel mode ! quelle écriture ! sans jamais aucun jugement, la série se détourne de tout manichéisme, de toute facilité, et explore, chez chaque personnage, tous ses côtés, lumineux comme sombres, et les pans de son histoire qui font qu’elle se trouve à cet endroit-là, à ce moment-là, fruit du hasard ou d’une décision, en suivant ses motivations, ses aspirations, ses freins... Le tout s’imbrique avec brio pour dépeindre un tableau tellement proche de ce qu’est la réalité. L’invitation à chercher un peu plus loin que le bout de son nez et faire fi de tout préjugé. Une finesse revigorante par les temps qui courent !
Tour à tour explorant les mondes de la drogue, des docks ou de la politique, les deux saisons suivantes abordent l’éducation et le journalisme, et j’aurai bien plaisir je pense à poursuivre la découverte, dès que je pourrai les emprunter, après une petite pause...

 

Des fleurs pour Algernon
Des fleurs pour Algernon

Des fleurs pour Algernon, film d’Yves Angelo, 2013

Tombée par hasard sur cette adaptation du roman de Daniel Keyes, que j’avais particulièrement bien aimé, ce film diffusé sur Arte est en fait issu d’une adaptation du roman en pièce de théâtre, un seul en scène adapté et mis en scène par Gérald Sibleyras, joué par Grégory Gadebois, en 2012 et 2013. Yves Angelo a ensuite transposé ce travail à l’écran, et c’est certainement grâce à ce cheminement tortueux qu’il arrive à nous offrir ce qui est, à mon goût et ma connaissance, la plus belle adaptation, en tous cas la plus fidèle dans le récit et les émotions que celui-ci suscite, qu’il m’ait été donné de voir.
La forme peut choquer — Grégory Gadebois, seul face à la caméra, comme s’il était suivi par une équipe documentaire, un peu façon vlog, tantôt dans ses décors quotidiens, tantôt dans un décor blanc abstrait, sans aucun autre personnage à l’écran, sinon au hasard d’une main ou d’un pied... Tout comme dans le roman, qui prend la forme du journal qu’on demande à Charlie de tenir au jour le jour, Charlie nous partage ici ses journées, ses réflexions, ses états d’âme. Tout comme dans le roman, où l’évolution de Charlie passe par l’évolution de son écriture, elle passe ici par l’évolution de son expression, de sa façon de se tenir, de se présenter, s’entourer ou non d’objets. C’est là que réside le tour de force, le génie de Grégory Gadebois, et la pleine réussite de l’adaptation. L’évolution de ses centres d’intérêt, de sa façon de se voir lui-même, de « s’intégrer », de son rapport aux autres.

Car oui, Des fleurs pour Algernon, c’est l’histoire de Charlie, un Charlie dont on a mesuré le QI, 68, la même valeur que pour Algernon, la souris sur qui on a testé une opération destinée à améliorer substantiellement l’intelligence. Algernon bat Charlie au test du labyrinthe. Et Charlie ne le prend pas très bien. Mais Charlie sera bientôt sujet de cette expérimentation à échelle humaine pour les humains. Ça va marcher...

De l’incapacité de partager ce qu’il pense et ressent. D’un côté comme de l’autre, la solitude de ne pouvoir réellement prendre et entretenir contact, car trop décalé, par excès d’innocence, ou de clairvoyance. Le livre m’avait profondément émue et marquée, il en est de même pour cette adaptation... (dispo entre autres sur Arte vod)

 

 
  • dimanche 14,
Fables T.5
Fables T.5
Fables T.6
Fables T.6
Fables T.7
Fables T.7
Fables T.8
Fables T.8
Fables T.9
Fables T.9
Fables T.10
Fables T.10

Fables T.5 à T.10, comic book de Bill Willingham, Mark Buckingham, Sturges Matthew au scénario, Mark Buckingham, Vess Charles, Medina Lan, Leialoha Steve, Hamilton Craig, Akins Tony, Braun Russel au dessin, Urban Comics, 2004-2016 pour la présente édition

Suite... Pas les quatre suivants, mais les six. Toujours rien d’exceptionnel à mon sens, sinon qu’on s’accroche aux personnages, leur histoire commune et leurs histoires individuelles. Divertissant et sympathique. Pas de quoi remuer ciel et terre, mais je vais essayer de continuer encore quelques tomes...

 

 
  • mercredi 17,
L'éveil Awakenings
L’éveil Awakenings

L’éveil Awakenings, film de Penny Marshall, 1990

Nouveau visionnage à l’occasion d’un partage. Très beau film sur la façon d’être au monde, quand d’anciens « morts-vivants » revenus de leur léthargie après un traitement expérimental du syndrome parkinsonien post-encéphalitique dont ils sont victimes réveillent leurs soignants et entourages de leur morosité en leur rappelant à quel point la vie peut être belle. Jouant un peu trop du pathos, l’histoire demeure belle et très bien servie, notamment par le duo Robin Willimas-Robert De Niro. Il est toujours bon de se rappeler que, parfois, la vie peut être belle, et que dans tous les cas elle est beaucoup plus courte que ce que l’on croit.

 

La jetée
La jetée

La jetée, film « photo-roman » de Chris Marker, 1962

Film culte de 28 minutes et facilement trouvable ici ou là [1], à la fois inspiré (on y retrouve notamment hommage à Vertigo (Sueurs froides) que j’aimerais bien revoir, tiens !) et inspirant (base de l’une des trames de L’armée des 12 singes de Terry Gilliam), à voir ou revoir sans modération.
Un rythme assez particulier cependant, éviter la toute fin de soirée pour en avoir une meilleure expérience. ;)

Tiens, au hasard d’une navigation...

 

 
  • jeudi 18,
La grande bouffe La grande abbuffata
La grande bouffe La grande abbuffata

La grande bouffe La grande abbuffata, film de Marco Ferreri, 1973

Gros morceau... Quatre amis quadragénaires issus de la bourgeoisie, la bonne société (un restaurateur, un commandant de bord, un journaliste et un juge), s’enferment dans une demeure cossue du 16e arrondissement pour s’y suicider par excès de nourriture. « La bouffe, la baise et la mort ».
Face aux constructions sociales, le retour au corps, à l’animalité, ce que l’on ne maîtrise plus et finit par trahir, dans tous les cas.
À un niveau de lecture supplémentaire, on pourrait aussi y trouver la critique d’un monde qui ne se nourrit plus pour vivre mais qui vit pour manger, jusqu’à en crever, la boulimie d’un capitalisme déjà (film de 1973) malade, une aberration qui concentre en quelques mains ou quelques estomacs plus de richesses qu’ils ne pourront jamais ingérer, laissant les plus pauvres crever aussi, mais de faim.
Un désir de pouvoir — phallique — face à la peur de mourir. Une régression infantile, retourner au ventre en s’abreuvant au sein nourricier.
Panorama des vanités face à l’organique et unique vérité de la merde et des chairs putréfiées.
Finalement, les chiens se comportent mieux... (tiens...)
Scandaleux pour la société de l’époque (et peut-être d’aujourd’hui ?), dérangeant, acidement drôle ou affligeant, écœurant, sensationnel, c’est certain, presque cinquante ans après ce film ne peut toujours pas laisser indifférent.
Film essentiel, à éloigner cependant — faut-il le préciser — des personnes les plus sensibles à ce type d’images (pour les curieux les plus avides, je me rends compte que le film est même visible en entier en streaming et gratuitement, sans grandes recherches).

Pour pousser encore un peu plus loin, le Salò ou les 120 Journées de Sodome de Pasolini, sorti deux ans plus tard, tout aussi important mais que je reconnais n’avoir pu regarder que « distraitement », faisant autre chose en même temps pour conserver suffisamment (?) de distance — chacun ses trucs —, et que je reverrai probablement, un jour, peut-être...

 

— Mais fais un effort Michel ! C’est une question de volonté.
Pense que tu es un Indien, à Bombay, un p"tit Indien, et qu’tu as faim.
Et qu’tu as très faim.
Si ! tu as très faim ! alors qu’est-ce que tu fais, tu manges. Allez.
— Tu y as pensé ? Alors... mange encore...
Mange encore mon petit Michel. Mange...
Si tu ne manges pas, tu vas pas mourir.

Si l’envie vous vient de vouloir creuser...

 

 
  • vendredi 19,
Contacts vol.1
Contacts vol.1

Contacts vol.1, série documentaire sur une idée de William Klein, 1990

À la découverte du travail de photographes connus et reconnus au travers de leurs planches contact, et de leurs propres rapports à ces planches. Contacts. Mot-valise qui nous emporte et fait liens avec une multiplicité de plans, de niveaux, et aussi avec le film sur Gilles Caron Histoire d’un regard. Des contacts très intéressants, enrichissants, inspirants, plein d’enseignements, à plus d’un titre, même si (ou justement parce que) la sensibilité, la démarche ou les sujets d’un photographe peuvent moins directement toucher que ceux d’un autre.

Au programme :

William Klein,
Henri Cartier-Bresson,
Raymond Depardon,
Josef Koudelka,
Edouard Boubat,
Elliott Erwitt,
Marc Riboud,
Helmut Newton,
Don McCullin,
Léonard Freed,
Mario Giacomelli.

 

 
  • dimanche 21,
Stranger things Saison 3
Stranger things Saison 3

Stranger things Saison 3, série de Matt et Ross Duffer, 2019

À force de vouloir réunir tous les fantasmes liés aux années 80 (toute l’iconographie des années 80, dont bien sûr les films — E.T., Rencontre du 3e Type (1977, certes), S.O.S. Fantômes, Retour vers le futur, etc... — les fringues, l’alimentation et les produits de consommation en général, les néons, les bmx, les breaks de 18 mètres de long, D&D, l’arrivée des « malls », les expérimentations militaires où s’invitent cette fois-ci les Russes (la guerre des étoiles de Reagan avec un remake de WarGames pour la saison 4 ?) tout en les mélangeant à ceux du moment (oh ! ze crois bien avoir vu passçer un zombie), la madeleine régressive risque de se transformer en une purée visqueuse assez peu digeste digne du monde à l’envers. Heureusement, l’histoire ne se prend pas trop au sérieux et reste suffisamment bien rythmée pour m’avoir piégée au fil des épisodes et de leurs cliffhangers. Au gré de mon plaisir à cette immersion régressive façon doux-dingue aussi, et à l’attachement des personnages tous bien sympathiques [2]. Le tout relevé par deux épisodes terminant la saison plutôt haletants, et même un peu trop sombres (mais la saison 4 peut nous réserver des surprises).
À mon sens pas aussi bon que la deuxième saison, ça reste sympa comme le sucre pétillant ou les bonbons trop acides, quitte à l’avenir à devenir un plaisir dit coupable. Un peu de fun sans trop se casser la tête.

 

L'île aux chiens Isle of dogs
L’île aux chiens Isle of dogs

L’île aux chiens Isle of dogs, film de Wes Anderson, 2018

Porteurs d’une maladie, la grippe canine, les chiens sont massivement exilés sur une île au large de la ville précédemment utilisée comme décharge.
Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage, dit-on...
Au-delà de son rapport à notre actualité [3], un film sur le rapport à l’autre, quelle que soit la source de l’altérité, les rôles que l’on veut bien s’attribuer ou que l’on se voit attribuer par d’autres, abordant les questions de fidélité, de loyauté, et c’est pas que pour les chiens ;)
En outre, Wes Anderson adopte un parti-pris graphique super riche et hyper intéressant qui mériterait facilement plusieurs visionnages et heures d’analyse pour en cerner toutes les subtilités. Il en ressort que cette forme bien particulière est porteuse d’une symbolique ayant développé sa propre grammaire nous baignant dans une atmosphère propice à une véritable expérience immersive plus qu’un simple visionnage, que je regrette alors de n’avoir pu vivre sur grand écran.
Très sympa qui révèle(ra), je crois, toute sa profondeur au fil du temps.

 

 
  • lundi 22,
Broadwalk Empire
Broadwalk Empire

Broadwalk Empire Saison 1-Épisode 1, série de Terrence Winter, 2010

Années 20, Atlantic City, l’arrivée de la prohibition, et de nouvelles perspectives pour quelques entrepreneurs audacieux... Ce premier épisode, réalisé par Martin Scorsese himself, ne renie pas sa filiation cinématographique et l’univers transversal créé par Scorsese, Coppola, De Palma, Leone, etc... sur les années folles vues depuis la côte est des États-Unis. Sincèrement, la série semble assez bien fichue. Mais sortant à peine de trois saisons de The Wire — que j’ai beaucoup aimée, cf. ci-dessus — j’ai juste eu l’impression d’avoir rembobiné un peu trop fort...
Peut-être pour plus tard, donc.

 

 
  • mercredi 24,
L'œuf du serpent The Serpent's Egg
L’œuf du serpent The Serpent’s Egg

L’œuf du serpent The Serpent’s Egg, film de Ingmar Bergman, 1977

Berlin, 1923, années autrement folles où chacun fait ce qu’il peut pour tenter de survivre malgré l’emballement forcené de l’inflation (Hyperinflation de la République de Weimar), réduisant la plupart à l’angoisse du chômage, à la misère et au désarroi. On y suit les errances d’un acrobate américain, Abel Rosenberg, pris dans un décor infernal dans la fange des comportements humains mus par la peur et l’instabilité qui mènent à la folie et l’annihilation, plongeant d’un chaos dans un autre. Le piège psychologique est lancé. L’intrigue comme miroir d’une société aux prémisses des horreurs que nous connaissons.

— Allez en enfer !
— Où pensez-vous que nous sommes ?

Totalement désespéré, le film nous laissera sur ces quelques mots expliquant le titre (issu, lui, d’une tirade de Brutus de William Shakespeare, merci Wikipédia) et faisant froid dans le dos :

Le futur est clair comme l’œuf du serpent : sous la fine membrane, on discerne clairement le reptile déjà parfait.

Film à gros budget comparé aux productions habituelles de Bergman, on lui a souvent reproché de s’être perdu dans la profusion de moyens. Certes. N’empêche que sa patte, son extrême sensibilité et son écriture sont bien présentes et je trouve, à part quelques passages un peu flottants dans les apparitions d’Abel interprété par Caradine, le film très réussi. Désespérément réussi lorsque ce qui apparaît comme une fable funèbre se révèle à la fois comme le récit d’une période passée et une parabole de possibles qu’on ne peut tout à fait écarter d’un simple revers de main.

Bonux

 

 
  • dimanche 28,
Snoopy & les Peanuts (Intégrale T.7 — 1963-1964)
Snoopy & les Peanuts (Intégrale T.7 — 1963-1964)

Snoopy & les Peanuts (Intégrale T.7 — 1963-1964), chef d’œuvre de Charles M. Schulz, Dargaud, 2017 pour la présente édition

Affinement des traits des personnages, picturaux autant que psychologiques, apprendre à faire mieux connaissance de Linus. Bien qu’ayant baigné dans l’atmosphère de Snoopy et ses amis depuis l’âge le plus tendre, rien n’en vaut la lecture pour plonger réellement dans cet univers drôle, poétique et féroce à l’origine d’une lignée des clairvoyants philosophes que sont Mafalda, Calvin & Hobbes, Pico Bogue et quelques autres...

 

Sueurs froides Vertigo
Sueurs froides Vertigo

Sueurs froides Vertigo, film d’Alfred Hitchcock, 1958

D’avoir eu la chance de découvrir très tôt l’œuvre d’Alfred Hitchcock, lors d’une treuès lointaine rétrospective co-organisée par le ciné Art et Essai et la fac de la ville où je vivais alors, je me rends compte que ça faisait bien trop longtemps que je n’en avais regardé un. Les étranges associations d’idées et un visionnage récent de La jetée m’amènent donc à revoir Vertigo, superbe film d’une série de chefs d’œuvre, l’histoire d’un homme aux prises à la recherche d’une perfection fantasmée issue du passé pour échapper à une réalité présente à laquelle il n’arrive à faire face... Difficile de ne pas y retrouver Hitchcock lui-même et son ambivalence vis-à-vis de ses actrices, comme il est difficile de ne pas y retrouver dans un sens tout humain à tendances perfectionnistes... Ça donne le vertige ! :o)

 

[1DuckDuckGo toujours prêt !

[2à part les connards du journal manquant cruellement de subtilité, malheureusement c’est un fait, la subtilité n’est pas toujours de ce monde

[3que notre humanité lie peut-être par ailleurs ontologiquement toujours à une actualité

Première mise en ligne 27 mars 2021, dernière modification le 13 avril 2021

LR CC by-nd

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