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Caisse à outils : panorama

Pour reprendre la main

À l’heure où il semble de plus en plus important d’adopter des comportements éclairés sur les outils en ligne que l’on sera amenés à utiliser avec une régularité croissante, il me paraissait important de vous dresser une liste d’alternatives open-source, libres et gratuites, histoire de retrouver un peu d’air frais, au moins sur la toile...

(en gras les outils que j’utilise, qui constituent aujourd’hui dans mon écosystème un ensemble où tout fonctionne bien.)

 
Rappel code

Service en ligne :
Logiciel à installer sur un serveur, chez votre hébergeur (externe ou auto-hébergement , ici peu importe, l’icône signifiera juste que le logiciel s’installe sur un serveur)
Application à installer sur un ordinateur sous Linux, Windows ou macOS.
Application adaptée pour un mobile (ou une tablette) sous android ou iOS.
 

 

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Crédits : Source : https://atelierduweb.be/wp-content/uploads/2019/01/libre.jpg

Naviguer

Une seule référence, sur ordinateur comme sur mobile : Firefox, accompagné de quelques modules pour bien sécuriser vos données.
Sinon, pour naviguer en complète discrétion, vous avez Tor (Tob sur mobile), mais que le protocole hyper sécurisé rend très très, très lent... Peut-être à réserver à des usages très spécifiques donc (et dans ce cas, vous en savez certainement plus que moi sur le libre et la sécurité sur le web ^_^)

Naviguer

 

Rechercher

Google est devenu tellement dominant sur le secteur qu’on en a dérivé un verbe... assez flippant d’ailleurs à mon sens.
Mais... non. Google n’est pas le seul moteur de recherche. Et s’il était, il y a encore quelques années, difficile à supplanter pour des recherches précises ou techniques, il a aujourd’hui des alternatives très pertinentes. Le meilleur d’entre eux à ce jour à mon sens : DuckDuckGo. Mais pas le seul, chacun pouvant répondre à un usage ou des habitudes particulières : Qwant fait figure de sérieux challenger, Searx (liste des instances répertoriées et annotées) intéresse par sa puissance et les possibilités de configuration qu’il offre. Son « fork » (un logiciel dérivé du même code source) Spot semble mériter un peu d’attention aussi.
Peut-être aurez-vous aussi entendu parler d’Ecosia ou Lilo qui, s’ils ne sont pas forcément les plus transparents quant à la protection des données, ont le mérite de proposer autre chose avec les revenus générés par la publicité : planter des arbres pour Ecosia, soutenir des associations engagées dans des actions sociales et environnementales pour Lilo (quelques infos complémentaires sur le site de l’Université de Limoges, GoodPlanet mag’).
Mais quoi de mieux que tester vous-mêmes : dans votre navigateur, vous pouvez en effet non seulement paramétrer le moteur de recherche par défaut que vous souhaitez associer à votre barre de recherches, mais en plus, depuis celle-ci, vous pouvez facilement switcher entre plusieurs d’entre eux. Tout ceci accessible depuis les Paramètres ou Préférences, qu’attendre de plus ?!

Rechercher
spot.ecloud.global
spot.ecloud.global

 

Échanger des mails

Serveur mail : quitter Gmail pour son propre fournisseur d’adresse mail
Chez quelqu’un

Difficile de faire sans adresse mail. Et là, Google s’est régalé avec la porte d’entrée qu’il nous a généreusement offerte sur son système de services...
Plusieurs méthodes permettent de reprendre la main sur ses mails, à commencer par simplement utiliser un autre fournisseur, créer une adresse, prévenir ses contacts, et éventuellement transférer contacts et archives des mails d’un compte à l’autre : les procédures sont très accessibles et généralement fort bien documentées chez les prestataires. Au rang des fournisseurs de mails respectueux de vos données, on retrouve de nombreux CHATONS, gratuits ou payants (sous forme associative, c’est souvent une cotisation à l’association qui vous sera demandée, vous permettant ainsi de bénéficier de l’ensemble des services proposés par la structure), Tutanota, proposant une offre mail gratuite (usage personnel, boîte de 1Go), sécurisée, hébergée en Allemagne, ProtonMail, proposant une offre mail gratuite (boîte de 500Mo), sécurisée, hébergée en Suisse, RiseUp et Disroot (chez qui les inscription sont momentanément closes au moment où j’écris), proposant aussi des services sécurisés, une participation financière étant encouragée.
Certains de ces prestataires proposent par ailleurs des offres VPN (que je n’aborderai pas ici dans un premier temps, faute de retour). Service très en vogue, j’ignore s’il reste pertinent pour un usage courant une fois qu’une bonne hygiène numérique a été mise en place. Il peut cependant rester très utile pour des besoins spécifiques. N’hésitez pas à partager votre expérience !!

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Crédits : chatons.org
Installer son propre serveur mail : chez soi

Pour des besoins plus importants, la plupart de ces fournisseurs propose des services plus évolués dans le cadre d’un abonnement payant.
Dans ce cas-là, pourquoi pas installer votre propre serveur mail ? En effet, il est tout-à-fait possible (et courant) d’installer un RoundCube (très complet), un SoGo (plus léger, principalement pour de grosses équipes), Caliopen ou RainLoop sur un serveur, qu’il soit chez un hébergeur externe ou en auto-hébergement. Lié à votre nom de domaine ce système vous permettra en outre d’utiliser des adresse complètement personnalisées.

Attention cependant ! Cette solution est ici un peu plus technique si pas pré-installée par votre hébergeur, il vous faudra saisir quelques lignes de commande sur un terminal. Mais passée cette barrière, franchissable grâce à de nombreux tutoriels, vous aurez un service complet et totalement paramétrable, en plus de la satisfaction d’avoir appris un nouveau truc (enfin moi c’était mon cas ^^).

Service de mail (Côté serveur)

 

Protéger son adresse mail

Protéger son adresse mail, c’est aussi faire attention à sa diffusion... Quelle que soit la solution préférée, les alias sont vos amis.
Kézako ? Tout simplement des synonymes : des noms qui ramèneront à votre adresse principale tout en la protégeant des indiscrets. Même si limités en nombre chez les fournisseurs gratuits, ils vous permettront de distinguer différents types d’usages. Étude de cas :
Disons que mon adresse principale de compte mail est lucierenaudin roudoudou.net, en même temps mon identifiant de connexion à roudoudou.net. Pour des raisons de sécurité, je vais choisir de ne pas la communiquer, mais je vais créer plusieurs alias :

  • lucie roudoudous.net, que je réserverai aux amis,
  • lrenaudin roudoudous.net pour un contexte plus professionnel par exemple,
  • actulr roudoudous.net pour les inscriptions aux newsletters et autres abonnements,
  • po_0b672 roudoudous.net pour toutes les inscriptions qui vont probablement utiliser mon adresse pour gentiment me spammer =)
    Ce type d’organisation permet :
  • d’automatiser finement le tri de vos mails (lucie roudoudous.net arrive directement dans le dossier « perso » de la boîte de réception et ainsi de suite), grâce à des filtres Sieve (ça porte un nom de gros mot, mais c’est assez simple en réalité, il suffit juste que votre serveur mail propose cette option) de la forme « à : lucie roudoudous.net -> déplacer vers dossier : Perso »,
  • de supprimer un alias d’adresse mail plus facilement que l’adresse mail elle-même en cas de besoin (par exemple po_0b672 roudoudous.net pour la remplacer par po_0b673 roudoudous.net...)

Le cas des comptes reliés : combien de fois ai-je pu voir dans les formulaires d’inscription la possibilité de relier le nouveau prestataire à son compte Facebook ou Google... Si vous ne souhaitez pas ouvrir une voie royale au traçage, la solution est simple : créer ce nouveau compte grâce à une adresse mail, idéalement un nouvel alias, utilisé spécifiquement pour ce service (ou un ensemble de services). Ça vous prendra juste une minute de plus... grand max. Et si retenir tous vos mots de passe vous ennuie, il y a aussi une application (libre) pour ça :

  • Firefox déjà propose un système efficace et pratique de gestion de mots de passe, nativement (= sans recourir à un module supplémentaire)
  • des petits logiciels dédiés sont aussi disponibles, toujours libres et open-source : https://framalibre.org/alternatives-proprios/1password
Client mail

Ce qu’on appelle le client mail, c’est simplement le logiciel où retrouver tous ses mails automatiquement plutôt que devoir se connecter par le navigateur. En général, ils offrent en complément la gestion des carnets d’adresses, des agendas, avec possibilités de synchronisation sur un cloud sécurisé, et le chiffrement. L’essayer c’est l’adopter ^_^

Sur ordinateur (Linux, Windows, MacOS), Thunderbird, LA réf, gère les mails, le chiffrement (maintenant nativement), les contacts, synchronisables assez facilement avec NextCloud, tout comme l’agenda. Et une riche collection de modules complémentaires permet de l’adapter finement à vos besoins.

Thunderbird n’existant pas en application mobile au moment où je rédige, les utilisateurs d’Android trouveront son adaptation avec K-9 Mail. Pas (encore ?) de Tardis Mail pour les utilisateurs d’iOS...

Gestionnaire de mail (Côté client)

 

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Échanger dans l’instant

Oui c’est génial d’avoir la possibilité de garder le contact avec ses proches simplement et à tout moment. Non, WhatsApp, Facebook Messenger, Skype, Hangouts, Discord et Slack ne sont pas une fatalité. Là encore, de nombreuses alternatives existent, respectueuses de vos données, sécurisées, sans pub, etc...
ou signifie que vous pouvez soit vous inscrire à une instance déjà existante (quelqu’un — souvent une organisation — aura déjà installé le logiciel sur son serveur, et partagé l’accès (cf. Instance)), soit installer sur votre propre serveur, pour un usage d’entreprise par exemple, ou ouvrir à votre tour l’accès à une communauté =)
Au moment où ces lignes s’écrivent, toutes les solutions proposées ne s’accompagnent pas (encore) systématiquement d’applications dédiées sur ordinateur ou mobile, mais dans tous les cas, leur utilisation est possible par votre navigateur.

Discuter

 

Entre discussion instantanée et réseau social : le réseau social privé

 

Les chats d’équipe, privés, publics, chiffrés ou pas, à vous de choisir

 

Mobilizon
Mobilizon
Crédits : Illustration de David Revoy – Licence : CC-By 4.0

 

Les réseaux sociaux : ouvrir l’horizon

 

Instance, décentralisation, fédération...

Contrairement aux réseaux détenus par les entreprises, qui centralisent les informations (c’est la base de leur modèle économique), ces derniers réseaux, chat, en fait tous les logiciels à installer sur un serveur, fonctionnent par « instances décentralisées ». En effet, chaque installation sur un serveur correspond tout simplement à une instance.
Exemple : le logiciel Mattermost a été installé par Framasoft sur ses serveurs, ce qui a créé l’instance nommée Framateam ;
Si des instances d’un logiciel existent déjà et sont ouvertes aux inscriptions, vous pouvez donc y ouvrir un compte pour commencer à utiliser le service. Rien ne vous empêche cependant de créer votre propre instance en installant ce même logiciel sur votre serveur, en choisissant de la rendre privée ou publique.

Plutôt qu’un gros point central, nous obtenons donc toute un ciel étoilé d’un même service, autant d’entités qui peuvent entrer en relation les unes avec les autres, ce qui est tout de même beaucoup plus sympa dans le cas d’outils de communication et de communautés : c’est ce que recouvre le terme de fédération. Tous les réseaux sociaux mentionnés au-dessus sont des médias décentralisés et fédérés. Un maillage de partages, où vos données restent en sécurité là [1] où vous l’avez décidé, avec les paramètres que vous aurez déterminés sur votre compte. Pour aller plus loin, il est aussi possible de s’orienter vers une architecture distribuée (ou en pair-à-pair) ->voir sur Wikipédia.

Centralisé, fédéré, distribué
Centralisé, fédéré, distribué
Crédits : Source : https://docs.joinmastodon.org/

 

À propos de PeerTube, le problème a longtemps résidé, à mon sens, dans la difficulté à explorer les différentes instances pour y découvrir toutes les pépites qui y sont hébergées, selon des thématiques, ou même juste au hasard, rendant la promenade plus courte qu’imaginé... Et les équipes de développement (Framasoft) ont justement énormément travaillé sur cet aspect, avec l’arrivée d’un moteur de recherche de vidéos et d’instances et les autres avancées de la v3 : modération, plugins et gestion de playlists, live streaming. Utopia ne s’est pas faite en un jour, mais se donne les moyens de pouvoir se positionner en véritable challenger, face à une usine à contenus qui essore de plus en plus les créateurs. Perso, je trouve ça très très cool.

Services au quotidien

Agenda

Synchronisé ou partagé, les solutions sont nombreuses, en utilisant l’outil Agenda de NextCloud ou OwnCloud, en utilisant l’outil Agenda de Thunderbird avec une synchronisation NextCloud / OwnCloud / CalDav, ou encore avec Framagenda.

Agenda (et tâches)

 

Cartographie, navigation
Cartographie

 

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Crédits : Source : https://itsfoss.com/openstreetmap/

 

Navigation GPS

 

Outil de traduction

Bon... pour l’instant pas grand choix, mais au moins ça en initialise un... Deepl
 

Notes

Gérer vos notes, au format text ou enrichi et, fin du fin, synchronisées entre vos appareils avec NextCloud ou un service gérant WebDav... Au programme, Joplin, Zettlr, Laverna, Turtl, vous permettront de remplacer haut la main des outils comme Evernote, OneNote et quelques autres solutions propriétaires.

Concernant Joplin, petit logiciel de prise de notes et listes en Markdown pour ordinateur et mobile avec option synchronisation auto sur le NextCloud (ou autre cloud ou serveur prenant en charge le service WebDav), j’oserais même entamer une comparaison avec Ulysses, logiciel d’aide à l’écriture qui permet la gestion de plusieurs carnets et intègre une synchronisation cloud sur abonnement (proprio). Je ne le connais pas en détail mais apparemment un fameux outil d’aide à l’écriture, pour info. Alors Joplin ne propose pas (encore) la composition en mode « sans distraction » ou la correction automatique (orthographique, plus vérification grammaticale et stylistique), ni ne gère des exports directs en livre numérique ou en article sur Wordpress ou Medium, mais pour moi qui n’ai pas ce dernier usage (je fais un bon vieux copier-coller sur mon moteur de blog), Joplin me suffit largement. En plus, avec sa capacité à épingler des éléments web pour les intégrer dans des notes, il remplace sans aucun souci un outil comme Evernote. Il est par ailleurs soutenu par une communauté de contributeurs grandissante.
Découvrant Zettlr, il se pourrait qu’une alternative plus complète à Ulysses que Joplin existe déjà. À voir...

Notes

 

Gestion de projet, tableau Kanban (Trello)

Là encore, les outils ne manquent pas, selon les besoins, les habitudes... tantôt un simple service en ligne comme Wekan ou Framaboard, tantôt ce même type de service géré par une application NextCloud (Deck) ou OwnCloud, vous permettront d’organiser vos différents projets séparés en tâches simples, et d’en voir l’avancement. Mais vous pouvez aussi utiliser GitLab (alternative libre à GitHub), un outil particulièrement complet de gestion de projet (en installant votre propre instance ou via Framasoft), qui n’est pas réservé uniquement au développement de logiciels !

Gestion de projet

 

Bureautique, docs collaboratifs & travail en équipe

En local (juste sur votre poste de travail), LibreOffice remplace avantageusement les suites bureautiques propriétaires (étant à mon sens plus agréable que MS Office).

Et pour travailler sur un même document depuis plusieurs postes (que ce soit pour un usage individuel sur plusieurs terminaux en même temps (typiquement un équipement nomade et un autre plus fixe) ou en équipe, les outils collaboratifs libres ont fait un bon en avant, tout à fait cohérent avec l’évolution des besoins. Depuis les simples pads (https://etherpad.org/, https://framapad.org/fr/, https://pad.lescommuns.org/) utiles à la prise de notes ou la rédaction en commun, et toutes les déclinaisons existant pour les tableurs, présentations ou formulaires, jusqu’à OnlyOffice ou Collabora Online qui peuvent se lier à une instance NextCloud pour disposer de toute une suite bureautique partagée et collaborative en ligne.

En complément, de nombreux outils existent pour faciliter la vie des équipes de plus en plus amenées à travailler à distance, au premier rang desquelles Framadate (pour « faire un Framadate » plutôt que « faire un Doodle » (bien que j’adore ceux de Franquin...)), cartes heuristiques, organisations d’idées (mémos, tableaux blancs, etc...).

Enfin, pour la communication, les outils sont assez semblables à ceux utilisés dans la sphère privée, le tout étant d’arriver à couper, de temps en temps, si si ça fait du bien aussi =)
Pour la visio, principalement Jitsi-meet [2], très utile aussi pour les apéro-visio du moment (faute de grives).

Bureautique, docs collaboratifs

 

Travail en équipe

 

Compta, CRM, ERP...

Beurk, mais sachez que ça existe ! Très bon logiciel : OpenConcerto

Créer, éditer

Oui, sur ce terrain là aussi le libre a fait ses preuves, et avec des solutions largement aussi professionnelles et sexy que leurs pendants propriétaires. Exemples significatifs, liste bien évidemment non exhaustive.

Créer, éditer

 

Et encore tout un paquet à découvrir !!

Ces logiciels demandant pas mal de mémoire vive et de puissance de calcul, leur installation est généralement réservée aux ordinateurs (eh non, pas (encore) de Blender sur Android...)

Comme il s’agit d’outils très complets, la barrière se situe souvent dans la transition : l’investissement dans l’apprentissage du logiciel utilisé précédemment, souvent conséquent, devient caduc, et toutes les habitudes sont à recréer, ce qui peut poser un risque important en terme de productivité.
Mais si vous démarrez, osez les logiciels libres ! La plupart du temps supportés par une importante communauté, vous trouverez de nombreuses ressources pour apprendre et vous perfectionner : tutoriels (dont de nombreux en français), forums, chats, FAQ...

Utilitaires divers

Utilitaires divers

 

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Synchroniser ses fichiers entre plusieurs postes, partager des fichiers

Enfin, un outil qui ne vient pas forcément à l’esprit quand on entame cette démarche, mais qui à l’usage peut vite s’avérer, sinon indispensable, très pratique (rien qu’à dénombrer le nombre d’occurrences dans les lignes ci-dessus), alternative aux clouds propriétaires (Gxxgle Drive, OneDrive, Drop Box...) et disponible, là encore, sous plusieurs formes : en tant que service disponible chez un CHATON ou un autre hébergeur, en tant qu’instance que vous aurez installée vous-mêmes , avec dans tous les cas les applications clientes liées pour tous vos terminaux

Cloud, synchro, partage de fichiers

 

Et sur mobiles alors ?

Je ne veux pas trop m’engager au risque de dire des bêtises, mais sur android, les utilisateurs ont la possibilité d’utiliser F-Droid plutôt que Gxxgle Play Store pour le téléchargement de leurs applications. Quant aux autres, en cherchant bien, on trouve (encore pour l’instant) de très bonnes applications libres sur l’App Store.
Sûrement pas exemptes de trackers, à moins peut-être d’utiliser un système basé sur des distributions alternatives d’Android libérées de l’emprise Google telles que LineageOS, /e/ ou Ubuntu Touch (au point mort pour le moment), mais c’est au moins ça. Puis si jamais vous voulez passer à l’étape suivante, vous avez les adresses.

La plupart des logiciels libres cités précédemment ont développé une version mobile (sauf les plus gourmands...).

En outre, de nombreuses applications vous permettent de synchroniser vos données entre différents terminaux (contacts, agenda, notes Joplin, etc...), en renseignant simplement dans les paramètres l’adresse « WebDav » que vous aura fourni NextCloud par exemple, qui propose par ailleurs une appli dédiée pour accéder à vos fichiers stockés en ligne (idem pour OwnCloud).

Une parenthèse (lecture numérique)

À propos des terminaux mobiles, j’avais juste envie d’ouvrir une parenthèse sur les liseuses, trop souvent oubliées, et pourtant... En effet, les deux marques qui se bataillent l’essentiel du marché français sont toutes attachées à un catalogue en particuler : Kindle à Amazon, Kobo à Fnac (Rakuten en fait). Personnellement, s’enfermer dans un système pour accéder à la lecture, synonyme pour moi d’ouverture et d’évasion, ça passe pas, forcément. D’autant que ce ne sont pas automatiquement les meilleurs appareils. D’autres existent, peut-être moins solides pour faire parler d’eux autant qu’ils le mériteraient. Vivlio (précédemment Tea, précédemment Pocketbook (et toujours hors de France — Pocket l’éditeur n’a pas apprécié cette « concurrence » semble-t-il)) propose une gamme complète de liseuses d’excellente qualité. Le fabriquant est même très bien placé en terme d’innovations. Bookeen itou (malheureusement, je ne vois pas d’autre marque, mais n’hésitez pas à compléter !). Et vous pouvez vous procurer vos lectures où VOUS le souhaitez (ouf, merci).
Par ailleurs, pour vous aider à gérer votre bibliothèque numérique, Calibre est un excellent logiciel (pas hyper sexy, mais peut-être qu’avec un peu plus d’utilisateurs...), disponible sur Linux, MacOS et Windows, libre bien entendu. Pour la gestion des DRM en revanche, je crois qu’on doit toujours s’en remettre à Adobe (ou ne pas charger de livres comportants des DRM — ce qui n’empêche pas une bibliothèque bien garnie, croyez-moi ! ^-^).
Voilà voilà, fin de la parenthèse...

Bibliothèque numérique

 

En complément

En préparant cet article, je me suis remise à quelques recherches, histoire de mettre à jour tout de même (hrem...), et j’ai eu ô joie d’arriver sur un superbe dossier, clair et débordant de bons plans et bonnes idées (et quelques redondances, les bonnes adresses se partagent et finissent donc par se recouper ;) Je vous encourage plus que vivement à le parcourir, d’autant que sa lecture est très agréable !!

 

Hackitude
Hackitude
Crédits : Hackitude - Licence CC By-Nc-Sa

 

Mon expérience

Mon niveau de départ était plus que modeste, mais la curiosité et quelques soirées m’ont permis d’apprendre et me sentir aujourd’hui plus à l’aise avec toutes ces solutions.
C’est toujours la même chose, quel que soit le domaine : intimidant au début par l’image qu’on s’en fait, la clarté se fait progressivement en osant, simplement (j’aime l’image des pattes dans le cambouis, mais en réalité c’est souvent beaucoup plus simple et incomparablement moins salissant =) ).

Panorama début (et j’ai pourtant toujours été plus ou moins sensibilisée ou en tous cas curieuse du libre, et relativement vigilante, comme quoi il est toujours important de s’informer) :

  • mail principal chez gmail (avec quelques temps synchro de l’agenda, très peu)
  • iphone avec utilisation des app proposées en standard par iOS (mail, calendrier, contacts, safari, )
  • utilisatrice de l’app GoogleMaps pour la navigation,
  • utilisatrice Windows, puis Mac, avec quelques temps adoption des logiciels affiliés en standard (mail, safari, pages — très peu de temps, c’est une usine à gaz, agenda, etc...)

La transition s’est faite (et continue) en plusieurs étapes. La première, prise de conscience et réaction :

  • création d’une adresse mail sur netc.fr (aujourd’hui Mailo, pas forcément le plus confidentiel ou transparent),
  • remplacement de Google comme moteur de recherche par DuckDuckGo, qui est mon moteur de recherche principal. J’ai dû avoir recours à Google pour quelques recherches très spécifiques sur des images, deux ou trois fois (en cinq ou six ans...), mais mon expérience DuckDuckGo est plus que satisfaisante (et pourtant j’en fais, des recherches !)
  • création pour le prix d’une cotisation annuelle (30€) d’un premier blog, et dans le même temps de ma première adresse mail personelle hébergée chez un CHATON que je vous recommande : Infini (et un ami est très content de Zaclys),
  • familiarisation avec NextCloud, service proposé par Infini à tous ses adhérents
  • remplacement progessif d’applications propriétaires par des applications open source, autant sur mobile que sur l’ordinateur,
  • abandon progressif de l’adresse gmail, qui ne sert plus que pour avoir accès à certains services où une telle adresse reste quasi obligatoire (sauf à vouloir nourrir encore plus le troll avec une adresse « propre »), pour YouTube et l’accès à certains groupes de travail,
  • adoption de Wire,
  • abandon de Facebook, où je me sentais profondément mal à l’aise, et me suis sentie délestée d’une boule au ventre, que ça fait du bien !
  • interrogation autour de Twitter, plus média de veille que de communication, risque de trop de chronophagie pour mon usage, abandon,
  • création d’un compte sur Diaspora* et Mastodon, que j’apprécie même si je n’y ai pas encore pris mes marques... mais je remarque que pour investir réellement un média ou réseau social, il m’y faut une motivation suffisante, contact, groupe de contacts, sujet ou projet central pour moi.

Deuxième étape, demandant un peu plus d’éfforts :

  • suite à évolution du projet web, ne pouvant plus être hébergé chez Infini, élection de « domicile » chez un nouvel hébergeur, avec plus d’espace. Nouveau site web sous SPIP,
  • installation dans le même temps de NextCloud, qui me sert à la fois pour partager des fichiers (et donc sert de serveur d’envoi de gros fichiers) et d’espace de stockage en ligne, avec outil de synchronisation et consultation depuis ordinateur et mobile,
  • installation de RoundCube pour gérer les mails, avec application de filtres SIEVE (supportés par l’hébergeur), création d’adresses principales et d’alias facilitant la gestion du flux de mails et mon organisation, gestion des contacts avec synchronisation automatique avec Thunderbird (mails bien sûr et contacts) via NextCloud,
  • installation de Joplin avec synchronisation auto sur le NextCloud,
  • adoption de Element (anciennement Riot), permettant le chat groupé, testé notamment en en dérivant l’usage premier dans un carnet de voyage ouvert aux échanges et réactions (à renouveler et affiner !), utilisé depuis aussi pour son usage premier,
  • test de Mattermost via Framateam

Entre ces deux étapes, l’installation au fur et à mesure, d’applications libres et open source en remplacement d’applications proprétaires (ou pas, certaines de ces applications étant déjà la référence dans leur domaine, et donc s’installant naturellement dès lors qu’on s’intéresse à ce domaine).
Quant à l’agenda, ben... finalement j’ai repris le papier, et j’m’y sens bien !

 Levitating, Meditating, Flute-playing Gnu
Levitating, Meditating, Flute-playing Gnu
Crédits : Nevrax Design Team

 

À suivre :

  • utilisation parallèle de macOS et Linux sur le prochain ordi (dual boot ou virtualisation). J’ai cherché, mais j’ai du mal à lâcher mac côté matériel ; au moins encore pour l’instant, encore besoin d’un OS propriétaire pour faire tourner quelques outils, et aussi prendre le temps de me familiariser avec Linux petit à petit, un retour à Windows étant pour moi hors de question, (et donc un dual-boot Linux-Win exclu),
  • prochain téléphone sur LineageOS ou /e/ ?
  • essai de PixelFed dès que retour aux balades,
  • apprentissage plus approfondi de Darktable et Gimp, abandon progressif de Lightroom et Photoshop ?
  • installation et apprentissage des bases de Krita ?
  • trouver une alternative à Scrivener ? bof...
  • trouver une alternative à DaVinci Resolve pour le montage vidéo ? bof...

Autant j’ajoute facilement Adobe au rang des initiales dont il faut se méfier, autant je trouve que l’éditeur de Scrivener (Literature&Latte) apporte un produit intéressant, bien pensé, et ça ne me dérange pas outre mesure de payer pour un logiciel propriétaire dans ce cas, tant que les fichiers sont interopérables avec d’autres outils du même genre (pour éviter autant que possible de s’enfermer et dépendre d’un système, tout simplement).
Dans le même ordre d’idée, la société qui édite DaVinci Resolve (Blackmagic Design) vend des solutions complètes et des matériels dédiés à de gros projets professionnels, ce qui lui donne la possibilité de laisser les plus modestes utilisateurs jouer gracieusement, sans perdre de vue que cette façon est à mon sens une méthode intelligente d’essaimage (le passionné déjà formé à ce logiciel l’utilisera et le prescrira d’autant plus facilement dans un cadre professionnel).

Nobody’s perfect !

Ben nope... Lightroom, Photoshop, DaVinci Resolve, Scrivener font toujours partie de mon environnement, des mes habitudes, des habitudes et automatismes appris, intégrés, et il me reste certainement encore tout un tas de mauvaises habitudes, mais Rome toussa toussa... (ou Utopia, ou... Contributopia). Le principal c’est sans doute de se sentir bien, trouver le juste équilibre à un instant t, tout en ayant conscience qu’on peut toujours s’améliorer =)

Le choix manque pas et il reste encore tellement de solutions à découvrir.
Restons curieux !

Et la vôtre... ?

 
 

Dans le même dossier

[1sur l’instance où vous avez créé votre compte

[2hyper simple (cliquer sur « start a call ») jusqu’à trois parties, ensuite malheureusement Zoom est le seul à ma connaissance à assurer ce service dans des conditions minimales de respect de la vie privée

Première mise en ligne 29 novembre 2020, dernière modification le 26 mars 2021

LR CC by

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