Vous êtes ici : Accueil > Libre, j’écris ton nom > Par où commencer ?

Par où commencer ?

Où trouver l’info ? Quelles bases techniques ?

À l’heure où il semble de plus en plus important d’adopter des comportements éclairés sur les outils en ligne que l’on sera amenés à utiliser avec une régularité croissante, il me paraissait important de vous dresser une liste d’alternatives open-source, libres et gratuites, histoire de retrouver un peu d’air frais, au moins sur la toile...

Bon, d’abord, c’est quoi le logiciel Libre ?

Un logiciel libre est un logiciel qui offre et garantit les quatre libertés suivantes : utilisation, étude, modification et duplication en vue de sa diffusion (gratuite ou pas).

Ceci est permis techniquement grâce à l’accès au code et légalement grâce à la licence libre qui l’accompagne. Ces quatre libertés favorisent la transparence, la confiance, l’échange, le partage et la collaboration au sein de communautés.
Source : Framasoft

Et l’Open source ?

La désignation open source /ˈoʊpən sɔɹs/, ou code source ouvert, s’applique aux logiciels (et s’étend maintenant aux œuvres de l’esprit) dont la licence respecte des critères précisément établis par l’Open Source Initiative, c’est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source et de création de travaux dérivés. Mis à la disposition du grand public, ce code source est généralement le résultat d’une collaboration entre programmeurs.

Le mouvement open source s’est développé en parallèle du mouvement du logiciel libre qui prône des valeurs philosophiques et politiques de justice, l’open source se focalisant sur des considérations techniques de développement logiciel et ne s’opposant pas à l’utilisation de systèmes intégrés combinant logiciels propriétaires et logiciels open source. Dans la pratique toutefois, la très grande majorité des logiciels open source sont également libres, l’exception la plus notable étant les logiciels pratiquant la tivoïsation.

L’open source a déjà investi tous les grands domaines du système d’information des administrations françaises : environnements serveurs, domaines applicatifs, outils d’ingénierie, solutions de réseaux et sécurité. Les solutions open source sont désormais au même rang que les solutions propriétaires dans le paysage des logiciels du secteur public. Les décideurs effectuent d’ailleurs de plus en plus leur choix à partir d’un jugement éclairé, en comparant systématiquement solutions propriétaires et solutions libres.
Source : Wikipédia [1]

PNG - 32.2 ko

 

Quels que soient vos besoins (usage perso ou pro, individuels, petite équipe, associatifs, ou même comme vu plus haut, institutionnels), il existe des solutions qui vous permettent, au prix parfois de quelques efforts (vite récompensés par la satisfaction de l’émancipation, ce qui n’est pas fait anecdotique par ces temps étranges qui finissent par pénétrer nos habitudes), de mettre en place tout un système d’outils fonctionnels, libres, open source et bien souvent gratuits, ou à participation libre (oui, selon le modèle économique de la structure éditrice, puisque les développeurs aussi mangent, il paraît... (surtout de la pizza (ou alors végé et bio))).

« Si c’est gratuit c’est toi le produit. » En général c’est vrai, surtout avec les sus-mentionnés. Mais heureusement pas toujours...
En effet, parfois ces logiciels ou services sont portés par des équipes de développement bénévoles, parfois par une fondation à but non lucratif (Framasoft, Mozilla) ou par des entreprises dont le logiciel de base est libre et gratuit, et dont le modèle économique repose sur des services ou adaptations complémentaires proposés aux clients professionnels, la mise à disposition d’une expertise, et pas sur l’exploitation de données identitaires et comportementales.

Comme souvent sur le web, il sera sans doute plus facile de démarrer depuis quelques phares bien identifiés, puis laisser faire la curiosité et la sérendipité, qui m’ont permis de faire quelques découvertes sympa, je ne doute pas qu’il en sera de même pour vous... Aucune des listes à suivre n’a donc un quelconque caractère exhaustif !
 

Carte conceptuelle du logiciel libre
Carte conceptuelle du logiciel libre
Crédits : René Mérou - CC By

 

À l’avant poste de ce côté-ci de l’Atlantique, Créac’h : Framasoft, au travers de Framalibre, annuaire de logiciels libres par catégorie, par OS ou par logiciel propriétaire dont les logiciels proposés sont des alternatives libres et open source & Dégooglisons internet, annuaire de logiciels et de services alternatifs, et qui offre toute une infrastructure de services made in Framasoft reposant sur des libres alternatifs libres et open source (et au passage un mémo pour le télétravail (libre) composé par les équipes de Framasoft).
Côté institutionnels, l’April est une mine de documentation et ressources qui œuvre depuis 25 ans dans le domaine, la FSF quant à elle soutient notamment le projet GNU, central dans l’univers du Libre.
D’un autre côté (que je pensais être à l’ouest de l’Atlantique et qui s’avère être d’origine suédoise), le phare d’Utklippan : d’autres parades sont en effet à découvrir grâce à Alternativeto (en anglais), en prenant bien soin de filtrer les propositions open-source (licence) ;)
Deux autres très bonnes ressources, et à plus d’un titre : L’annuaire des Communs et Les outils libres des Colibris.
Et bien sûr la Quadrature du Net depuis longtemps vigilante quant à la préservation des libertés sur les internets.
Citons aussi le site Pack logiciels libres qui propose une sélection d’outils appropriés au monde de l’entreprise, à l’initiative de la région Picardie et de ses chambres consulaires.
De nombreux CHATONS (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) proposent par ailleurs ce type de plateforme de services, je ne peux que vous encourager à explorer leur site-portail pour faire un peu mieux connaissance. Je reviendrai sur les CHATONS juste en-dessous.
Sur un registre différent, RiseUp et Disroot proposent eux aussi un éventail de services alternatifs portés par leurs propres serveurs, tout en apportant des valeurs militantes et politiques plus marquées.
 

Contribuons ensemble vers cette Contributopia.
Contribuons ensemble vers cette Contributopia.
Crédits : Illustration de David Revoy – Licence : CC-By 4.0

 

Les services réunis ci-dessus sont bien souvent des instances (= installations) sur les serveurs de ces organisations de logiciels libres. Selon vos besoins, vous avez le choix soit d’utiliser ces services en ligne, soit de faire votre propre installation sur un serveur dédié tout à vous. Cela est un peu plus technique, mais s’avère une option intéressante si vous avez des besoins importants en terme d’espace ou souhaitez centraliser plusieurs outils sur un même serveur dédié à votre structure, pour des raisons stratégiques, pratiques ou de sécurité de vos données.

Dans ce cas, soit vous utilisez les serveurs d’un hébergeur, celui qui peut-être héberge déjà votre site internet par exemple, soit vous choisissez l’auto-hébergement, c’est-à-dire une installation de ces logiciels sur vos propres machines, à la maison ou au bureau...

L’auto-hébergement vous permettra une maîtrise complète de vos processus et de la gestion de vos données, mais nécessite l’accès à une connexion internet rapide et avec une large bande passante : fibre ou xDSL en agglomération en seront alors les sésame. En outre, c’est à vous qu’incombera la maintenance en cas de souci (point critique pour les petites structures qui n’ont pas forcément les compétences nécessaires en interne). En revanche, pour un usage particulier, c’est un formidable laboratoire d’apprentissage accessible avec un simple NAS, un Raspberry Pi, voire à la limite un vieux PC. YunoHost propose justement de vous accompagner pas à pas dans cet apprentissage.

Le cas des CHATONS (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) : constitués généralement sous forme associative, ces hébergeurs proposent eux aussi des instances de services en ligne libres, éthiques et décentralisés.
Par ailleurs, certains d’entre eux proposent aussi des espaces d’hébergement pour y déployer votre propre écosystème (site web et instances des outils dont il est ici question).
 

 

 

Pour résumer, ces services-logiciels sont donc disponibles :

  • en tant que service, la plupart du temps gratuit, pour un usage raisonné (ressources partagées), accessibles depuis les serveurs de Framasoft, Les Communs, Les Colibris ou des CHATONS (dont Zaclys et Infini, mais pas seulement : liste complète)
  • en tant que logiciel que vous installez pour votre propre compte (ce qui n’empêche pas de partager ^^) chez un hébergeur externe, (et qui peut aussi être un CHATON). À noter que les hébergeurs proposent assez souvent une version pré-installée pour les logiciels les plus fréquemment utilisés (notamment NextCloud, OwnCloud, RoundCube, Wordpress...)
  • en tant que logiciel que vous installez pour votre propre compte (ce qui n’empêche pas de partager non plus ^^) chez vous, sur un petit serveur, par exemple un NAS (cas d l’auto-hébergement)

Dans le cas de « simples » applications, certaines seront disponibles pour s’installer sur un ordinateur sous Linux, Windows ou macOS et à retrouver sur Framalibre ou Alternativeto (et pas que), ou sur un mobile sous android ou iOS à retrouver dans votre « magasin d’applications » préféré (ou pas).
 

Projet GNU
Projet GNU
Crédits : Etienne Suvasa et Peter Gerwinski - CC-By

 

Enfin, plus que de bases techniques, le choix d’une solution plutôt qu’une autre dépendra surtout des besoins identifiés et du temps disponible pour la mettre en place.
Cependant, si un point de cet article manque de clarté, surtout, merci de m’en faire part !!! (c’est tellement plus facile quand on connaît un domaine, on a même tendance à oublier à quel point on pouvait se sentir perdu en démarrant...)

Par ailleurs, histoire de ne pas (que) rester en face-à-face avec l’informatique et ses outils, celle-ci restant à mon sens en toute finalité une interface pour mieux relier les humains, les réunions de sensibilisation sont nombreuses : install-party, crypto-party, ateliers, apéros, conférences (cf. agenda du Libre... autant d’occasions de rencontrer des personnes sensibles à la question ayant l’envie de partager leurs réflexions et connaissances dans une ambiance chaleureuse, au même titre que tous les événements plus ou moins formels que j’ai bien envie de regrouper sous l’appellation « cafés citoyens », Repair café, café-philo et tout autre moment de convivialité où s’échangent les doutes et les rêves pour exprimer ensemble un monde au moins un peu meilleur.

À suivre : quelques pistes pour démarrer sa propre caisse à outils...

 
 

Dans le même dossier

[1l’encyclopédie libre qu’il aurait été dommage de ne pas citer dans ce dossier ! ;)

P.-S.

En complément

En préparant cet article, je me suis remise à quelques recherches, histoire de mettre à jour tout de même (hrem...), et j’ai eu ô joie d’arriver sur un superbe dossier, clair et débordant de bons plans et bonnes idées (et quelques redondances, les bonnes adresses se partagent et finissent donc par se recouper ;) Je vous encourage plus que vivement à le parcourir, d’autant que sa lecture est très agréable !! Guide : un internet Libre sur hackitude.fr

Première mise en ligne 24 novembre 2020, dernière modification le 1er décembre 2020

LR CC by

La discussion est ouverte !

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.