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2025.01.23 ||

Travailler un texte, à l’écrit, est un acte évidemment et éminemment volontaire. Porte ouverte n°1 enfoncée. Travailler un texte dans sa tête, par manque de temps, ou de réelle disponibilité, un passage en particulier ou une partie encore inexplorée de la trame, l’est beaucoup moins. Les petits vélos continuent à tourner, toujours, et c’est toujours une (en général assez belle) surprise quand, au détour d’un article, d’une conférence, d’un film, d’un passage de livre ou que sais-je encore, une idée vient faire « pop », telle une bulle venue des profondeurs (extrêmes ?) et enfin parvenue à la surface après semble-t-il un très long voyage.
D’un blocage ou d’une simple brouillasse retrouver soudainement une porte inattendue. Se dire qu’à tout moment le récit porté en soi est un paysage mouvant, un mirage, une image en perpétuel changement. Aurait-il été différent si... ou au contraire sa forme définitive est-elle pré-déterminée, et l’activité de « création », de fabrication, d’artisanat peut-être, n’est-elle qu’une suite de (plus ou moins) lentes approximations successives, itératives pour y parvenir. Une sculpture.
Se dire que parfois les choses mettent du temps. Beaucoup plus que prévu ou imaginé ou espéré. « Le temps qu’il faut. »
Se dire que c’est peut-être finalement mieux comme ça.

Première mise en ligne 23 janvier 2025, dernière modification le 28 avril 2026

LR CC by-nd

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